"Elite-santé, spécialiste des perruques médicales, a lancé un site d'information pour les femmes touchées par le cancer. Phytothérapie, homéopathie, nutrition ... Des experts donnent des conseils
pour accompagner les effets secondaires des traitements de chimiothérapie. On trouve également des adresses en France des différents organismes pouvant informer ou apporter du soutien.
Cancer du sein : l'Institut Curie met en place un dispositif "après-cancer"
PARIS - L'Institut Curie va désormais proposer aux femmes ayant terminé leur traitement pour un cancer du sein "une consultation d'entrée en surveillance" qui permettra d'établir un programme
de suivi pour les 10 années à venir.
La mise en place de ce nouveau dispositif, annoncé à l'occasion du mois du cancer du sein, "Octobre rose", vise à assurer "la sortie progressive de l'hôpital et la prise en charge en ville", a
indiqué l'Institut Curie dans un communiqué.
Pour être efficace, la surveillance après un cancer du sein doit être régulière et poursuivie toute la vie, afin d'identifier d'éventuelles séquelles liées aux traitements et repérer au plus
tôt une possible rechute.
En France, 84% des femmes ayant été atteintes d'un cancer du sein sont en vie 5 ans après le diagnostic, ce qui veut dire que chaque année de plus en plus de femmes entrent en surveillance
après leurs traitements.
A l'Institut Curie, 1.800 nouvelles patientes sont prises en charge chaque année pour un cancer du sein et 18.000 femmes ayant terminé leur traitement sont en surveillance.
Chaque patiente aura son carnet de surveillance personnel qui contiendra le calendrier de ses examens et de ses rendez-vous de consultations pour les 5 à 10 ans à venir.
"L'une des nouveautés de ce dispositif, a expliqué Brigitte Sigal, directeur délégué pour la sénologie à l'Institut Curie, est que le suivi se fera en alternance entre le médecin référent en
ville et le cancérologue à l'hôpital".
Cette alternance facilitera la transition vers "l'après-cancer" pour les patientes, tout en libérant du temps pour la prise en charge de nouvelles patientes, selon l'Institut Curie.
"Bien évidemment, nous restons présents auprès des femmes et de leurs médecins de ville qui peuvent nous contacter en cas de doute", a précisé le Dr Sigal.
À ce jour, les médecins diagnostiquent le cancer et le classent morphologiquement à partir
de l'analysede certains critères :type histologique, taille de la tumeur, taux
de prolifération cellulaire, éventuelenvahissement ganglionnaire, analyse
de la présence de récepteurs hormonaux (oestrogèneset/ou progestérone), surexpression de la protéine HER2. Ces paramètres permettent ensuite de déterminer le traitement le plus adapté pour la
patiente.
Récemment, cette classification s'est encore affinée grâce à l'émergence des analyses
génomiques et de leur application en clinique. Elles permettent ainsi de distinguer des types moléculaires différents : “luminal”, “basal-like”… Les signatures moléculaires - profil de gènes -
permettront à l’avenir d’affiner encore le pronostic.
De nombreux essais cliniques en cours
Des signatures génomiques pour prédire l'évolution tumorale…
Parallèlement au développement des nouvelles molécules vient s'ajouter l'essor desconnaissances sur la génomique des cancers du sein. L'Institut Curie participe entre autre à l'essai Mindact, uneétude internationale qui vise à comparer la signature moléculaire dite « d'Amsterdam », connue aussi
sous le nom de MammaPrint®, - établie par le Netherlands Kancer Institute – aux facteurs clinico-pathologiquesclassiques permettant de prédire l'agressivité d'une tumeur sans envahissement ganglionnaire.Une signature de bon pronostic pourrait éviter une chimiothérapie adjuvante, lourde,
coûteuse et dansce cas inutile, à une fraction des patientes. L'essai a récemment
été étendu aux patientes ayant 1 à 3ganglions présentant un envahissement par des
cellules tumorales. L'Institut Gustave-Roussy et l'Institut Curie sont les deux premiers centres recruteurs en France pour cet essai.
Enchimiothérapie adjuvante, l'essai international ALTTO évalue l'efficacité de l'association de lapatinib, de trastuzumab
(Herceptin®) et d'une chimiothérapie séquentielle chez des patientes dont la tumeur surexprime HER2.
Traitement par voie orale, le lapatinib agit en bloquant l'activité tyrosine kinase de
deux oncogènes, EGFR (HER1) et HER2, ce qui bloque la cascade de signalisation à l'origine de la prolifération anarchique des cellules tumorales. En outre, à la différence du trastuzumab
(Herceptin®), le lapatinib diffuse au niveau cérébrale.
Pourles cancers du sein dits « triple négatifs »- cancers de mauvais pronostic car ils ne sont ni sensibles au trastuzumab (Herceptin®), ni à
l'hormonothérapie et qui représentent 10 à 15 % des cancers du sein -, le Dr Paul Cottu du département d'Oncologie médicale coordonne à l'Institut Curie les inclusions dans l'essai international
BEATRICE. Cet essai évalue un traitementanti-angiogéniquepar bevacizumab (Avastin®). Cet anticorps cible spécifiquement le récepteur VEGF.
Pourles cancers du sein ayant déjà développé des
métastases,le Dr Véronique Diéras coordonne plusieurs projets de recherche clinique, principalement
axés sur de nouvelles stratégies pour contrecarrer la
résistance au traitement par trastuzumab (Herceptin®).
Ainsi, l'efficacité de la combinaison de nouvelles molécules telles que le lapatinib, le
pertuzumab ou les
inhibiteurs de mTOR, au trastuzumab (Herceptin®) sont actuellement en cours
d'évaluation.
Un autre essai clinique évalue l'intérêt d'associer le traztuzumab (Herceptin®) qui semble
accroître l'angiogenèse, et un traitement anti-angiogénique, en l'occurrence, le bevacizumab (Avastin®).
Toujours pour les formes de cancers du sein avec métastases, les essais cliniques se
poursuivent pour valider l'efficacité de l'anti-angiogénique bevacizumab (Avastin®), mais aussi, à travers l'essai ATHENA, pour essayer d'identifier des sous-populations de patientes qui
bénéficieront le plus de cette molécule.
Un autre anti-angiogenique, le sunitinib (Sutent®), est également proposé aux patientes
atteintes d'une forme avancée de cancer du sein dans le cadre d'un essai clinique international. Il cible plusieurs récepteurs.
Par ailleurs, l'Institut Curie participe à un essai de phase I/II évaluant l'efficacité de
l'association du trastuzumab (Herceptin®), du docetaxel (Taxotere®) et du lapatinib dans les cancers du sein présentant des métastases.
L'hormonothérapie pour bloquer la croissance des
tumeurs
L'hormonothérapie est destinée aux femmes ayant une tumeur du sein hormono-sensible,
définie par la présence de récepteurs d'estrogènes et/ou de progestérone, ce qui correspond à plus de 60 % des cancers du sein. Le principe de l'hormonothérapie est simple : bloquer l'action des
œstrogènes qui favorisent la croissance des cellules cancéreuses. Selon le médicament prescrit, soit ils se fixent sur les récepteurs hormonaux prenant ainsi la place des hormones et les
empêchent d'agir, soit ils bloquent la synthèse des œstrogènes.
Le type d'hormonothérapie de première ligne dépend du statut pré- ou post-ménopausique :
chez les femmes pré-ménopausées, il s'agit du tamoxifène ; alors que les inhibiteurs d'aromatase sont prescrits uniquement chez les femmes post-ménopausées.
Toutefois, certaines patientes post-ménopausées ont des caractéristiques
pharmacogénétiques qui rendent leur tumeur plus sensible au tamoxifène. Une étude à laquelle participe le Dr Patricia de Cremoux du département de Biologie des Tumeurs est en cours pour essayer
de prédire la sensibilité au tamoxifène grâce à des paramètres biologiques et ainsi d'optimiser le choix de l'hormonothérapie de première ligne.
Pas de géant dans le domaine de la recherche contre le cancer: des scientifiques canadiens ont décodé l'ADN d'une tumeur cancéreuse du sein et ont identifié les mutations génétiques responsables
de sa propagation dans différentes parties du corps.
Cette percée a été réalisée au Centre du cancer de la Colombie-Britannique. Elle permet de mieux comprendre comment le cancer prend naissance et se répand ailleurs dans l'organisme.
Selon l'auteur principal des travaux, le Dr Samuel Aparicio, cette découverte permettra également aux oncologues de mettre au point de nouvelles thérapies développées à partir des gènes touchés.
Le docteur Aparicio affirme que ses résultats représentent un nouveau pas vers une médecine personnalisée.
L’ARC a soutenu une équipe de chercheurs de Montpellier dans la recherche fondamentale.
Cette équipe a découvert une nouvelle protéine aux propriétés anti-cancer : la
protéine Polyhomeotic.
Leurs travaux ont montré que l’absence de Polyhomeotic peut entraîner une sur prolifération des cellules
et l’apparition de tumeurs malignes. Les chercheurs en ont déduit que la protéine Polyhomeotic limite la prolifération des cellules malignes et à un rôle contre les tumeurs.
L’utilisation de petites molécules chimiques qui renforceraient ces deux activités pourrait conduire à la mise au point de nouveaux traitements contre le cancer.
La télomérase, une enzyme très active dans les cellules cancéreuses
Vieillissement, cancérisation, développement des cellules souches, le prix Nobel de Médecine
2009 ; le centième, récompense une découverte fondamentale, au sens plein du terme. La mise en évidence d’une enzyme, la télomérase, permet de mieux comprendre la genèse de phénomènes
normaux et pathologiques au sein de nos cellules.
Elizabeth Blackburn, Carol Greider et Jack Szostak ces trois scientifiques américains viennent de
recevoir, le centième prix Nobel de Médecine et de Physiologie, après avoir déjà avoir été récompensé il y a trois ans par le prix Lasker, l’antichambre du Nobel.
Ces trois chercheurs se sont intéressés au bout des chromosomes qui constituent le support de
notre
programme génétique, comme dans toutes les espèces vivantes d’ailleurs.
Leurs travaux originaux ont d’ailleurs été faits sur la levure !
Le bout du chromosome, appelé télomère est une structure bien particulière. C’est une sorte de
« capuchon » dont la présence est nécessaire pour protéger l’intégrité du chromosome.
On s’est aperçu que lorsqu’une cellule se divise, les différentes cellules filles issues de cette
division ont des chromosomes qui raccourcissent. Ce raccourcissement se fait aux dépens du télomère, jusqu’au moment où la cellule va mourir.
Cette forme de sénescence serait une façon pour la cellule de disparaître lorsque des anomalies de
réplication de l’ADN, sa « recopie », sont apparues et n’ont pas pu être réparées.
Dans ce cas, une enzyme, la télomérase est inactivée et ne reconstruit pas le télomère.
On s’est aperçu, en revanche, qu’il existe une forte activité de cette enzyme télomérase dans les
cellules cancéreuses, devenues immortelles et qui se divisent infiniment.
Cette importante activité enzymatique est retrouvée également dans le développement des cellules
souches, un champ en pleine expansion dans le domaine de la recherche.
Enfin, plusieurs maladies se caractérisent par un dysfonctionnement de la télomérase, qui est,
contrairement au cancer, insuffisamment produite.
Ce sont des maladies dans lesquelles le vieillissement est accéléré et une maladie génétique rare, la
dyskératose congénitale.
Cette affection concerne une naissance sur un million environ. Egalement appelée syndrome de
Zinsser-Engman-Cole, elle se caractérise par une pigmentation anormale de la peau, des ongles de forme anormale et des leucoplasies muqueuses, c'est-à-dire des plaques blanches, notamment dans la
bouche.
Pour en revenir au cancer, des molécules visant à bloquer l’action de la télomérase sont déjà évaluées
sous forme de vaccins ou de médicaments en médecine humaine. Les essais sont encore très préliminaires, phase 1 et 2
Le ministère de la Santé, l´Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la Haute autorité de santé (HAS) et l´Union nationale des caisses d´assurance maladie (Uncam)
viennent de signer une convention de partenariat pour créer un portail d´information publique sur les médicaments.
Selon le ministère de la Santé, ce portail, qui sera directement lié aux instances responsables, permettra aux professionnels de santé et au grand public, d´accéder à une base d´information
publique sur les médicaments. Sa création répond à l´engagement de Roselyne Bachelot devant les parlementaires, en octobre dernier, de développer avant 2009, une base unique et gratuite
d´information sur les médicaments et les dispositifs médicaux (DM), pour répondre aux besoins de chacun des acteurs de santé (médecins, pharmaciens, établissements de santé, institutions) et du
public.
La maîtrise d´ouvrage du futur portail a été confiée au Groupement d´intérêt économique Système d´information sur les produits de santé, (GIE Sips), la maîtrise d´œuvre faisant l´objet d´un appel
d´offre. Le portail s´appuiera sur une base de données sur les médicaments (Thésorimed ®), créée par le GIE Sips, dont le financement est exclusivement public, et constitué d´informations
validées. L´information disponible sur chaque médicament y sera référencée au travers de plus de 500 critères (dénomination commune, posologie, règles de prescription, règles de dispensation, non
commercial, etc.).
Le portail sera accessible à partir de deux adresses :
www.portailmedicaments.sante.gouv.fr et www.medicfrance.sante.gouv.fr
La sédentarité et l’élévation des taux d’estradiol (E2) sont associés à une augmentation du risque de cancer du sein. Les mécanismes biologiques qui sous-tendent cette relation sont complexes et
imparfaitement identifiés, pour ce qui est de l’activité physique. En revanche, l’E2 exerce des effets bien connus sur les cellules de la glande mammaire, en favorisant la mitogenèse et la
prolifération cellulaire. Le risque serait particulièrement élevé au cours de la préménopause.
L’effet suppresseur d’une activité physique relativement intense sur la production des hormones stéroïdiennes ovariennes et son impact sur la balance énergétique expliqueraient la diminution du
risque de cancer du sein (-20 à -40 %, en fonction des études) notamment chez la femme ménopausée. L’amélioration du profil de risque métabolique pourrait aussi entrer en ligne de compte. Une
relation inverse a d’ailleurs été mise en évidence entre les taux plasmatiques de HDL-cholestérol et ceux de l’E2. Le bénéfice serait cependant moins patent au cours de la préménopause, encore
que les études publiées sur le sujet soient moins concluantes et moins nombreuses.
Une étude de cohorte transversale (Norwegian Energy Balance and Breast Cancer Aspect) a recherché, chez 204 femmes préménopausées, une association entre : 1) l’activité physique effectuée pendant
les heures de loisir, la fréquence cardiaque, le profil métabolique et les taux d’E2 ; 2) les facteurs de risque métabolique (graisse tissulaire, pression artérielle, insulinorésistance,
cholestérol total, HDL-C, triglycérides) et les taux d’E2, tout au long du cycle menstruel.
Chez les femmes physiquement actives, le pourcentage de graisse s’est avéré plus faible que chez les femmes sédentaires (p= 0,003), tout comme la fréquence cardiaque (p= 0,003). Une élévation des
taux salivaires de l’E2 de 1,27 pmol/L s’est traduite par une augmentation de la fréquence cardiaque de l’ordre de 11,7 battements/min.
Des associations significatives ont été mises en évidence entre les taux de l’E2 et les variables biologiques suivantes : graisse tissulaire, rapport HDL-cholestérol/cholestérol total,
insulinorésistance et triglycérides. Une relation du type dose-réponse a été observée entre trois niveaux d’activité physique, d’une part, la fréquence cardiaque et le score de facteurs de risque
métaboliques, d’autre part (respectivement p=0,03 et p=0,004). L’augmentation de ce score métabolique a été en outre associée à des taux quotidiens élevés de l’E2.
Au total, l’activité physique et la fréquence cardiaque sont associées au score de risque métabolique, lequel est relié aux taux quotidiens d’E2. Ces résultats permettent de mieux cerner les
mécanismes biologiques importants qui sous-tendent l’association entre sédentarité et augmentation du risque de cancer du sein.
Dr Philippe Tellier
Emaus Ain et coll. : Physical Activity, Heart Rate, Metabolic Profile, and Estradiol in Premenopausal Women Medicine & Science in Sports & Exercise 2008; 40: 1022-30.
On considère que la mortalité par cancer du sein (KS) avoisine 38 cas pour 105 femmes dans l’Union Européenne. Des récidives ou/et métastases apparaissent chez 2 à 20 % des femmes dans les 10 ans
après le traitement initial, les différences dépendant de nombreux facteurs pronostiques (atteinte ganglionnaire, stade, récepteurs hormonaux [RH], récepteurs Her-2, mutations géniques).
Le diagnostic, soupçonné par la clinique, étayée d’examens radiologiques, scintigraphiques, et biochimiques (marqueurs), est confirmé par la cytologie ou la biopsie.
Des facteurs pronostiques sont alors essentiels à relever : intervalle entre le traitement et la récidive, nombre et siège des métastases, fonctions rénales et hépatiques, bilan complet (scanner
corps entier ou résonance magnétique, scintigraphie osseuse, RH et Her-2.)
Si la récidive ou métastase est localisée, il faut tenter de l’éradiquer à visée curative par la chirurgie. Sinon, le traitement sera palliatif en s’efforçant de préserver au maximum la qualité
de vie. Il fait appel, avant la ménopause, à l’hormonothérapie (si récepteurs œstrogéniques positifs), sous forme de tamoxifène, d’agonistes de la LH-RH, ou d’inhibiteurs de l’aromatase, à la
chimio et à la radiothérapie. En cas d’hypercalcémie, on peut prescrire des biphosphonates pour réduire le risque fracturaire.
Après la ménopause, on commence en général par les inhibiteurs de l’aromatase, réservant le tamoxifène à des cas particuliers. En deuxième ligne, on pourra recourir aux mêmes drogues, mais aussi
au fulvestrant ou au megestrol. La chimiothérapie repose sur différentes familles de produits, isolées ou associées : cyclophosphamide, sels de platine, capécitabine, mais aussi anthracyclines ou
taxanes ; en règle, elle ne doit pas être administrée en même temps que l’hormonothérapie et reste la seule possibilité chez les patientes sans récepteurs œstrogéniques. Le trastuzumab est
indiqué en cas de surexpression de l’Her-2, mais sous surveillance cardiologique (risque d’insuffisance cardiaque). Si le KS progresse sous trastuzumab, et taxanes, on dispose encore du
lapatinib.
Un bilan clinique, radiologique et biologique est programmé tous les 3 mois pour juger de l’efficacité du traitement et du bien-fondé de soins palliatifs.
Dr Jean-Fred Warlin
Kataja V et Castiglione M. : Locally recurrent or metastatic breast cancer : ESMO clinical recommendations for diagnosis, treatment and follow-up. Annals of Oncology 2008;supplt2:
ii11-13.
Au canada de nouveaux marqueurs ont été découverts, le détail de cette recherche est publié dans la revue Cancer Research.
En 2008, la Société canadienne du cancer estime à 22 400 le nombre de femmes qui recevront un diagnostic de cancer du sein et à 5300 le nombre de celles qui en mourront. Environ
170 hommes recevront ce diagnostic et 50 en mourront.
Des chercheurs ont découvert de nouveaux marqueurs moléculaires qui faciliteront le diagnostic du cancer du sein. Cette étude, menée par
plus de 20 chercheurs hautement qualifiés de la Faculté de médecine et des sciences de la santé, dont plusieurs œuvrent aussi au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, ouvre la voie
à une meilleure évaluation des traitements du cancer du sein. A l’heure actuelle, les pathologistes établissent le diagnostic d’un cancer du
sein en évaluant par observation les tissus prélevés.
Grâce aux 41 nouveaux marqueurs moléculaires associés spécifiquement au tissu mammaire, on pourrait déterminer de façon plus précise si un prélèvement par biopsie est composé de cellules
cancéreuses ou normales. L’identification de marqueurs moléculaires en vue d’améliorer le diagnostic et le pronostic de cette maladie est donc cruciale.
Test de dépistage basé sur l’ARN, le diagnostic deviendra éventuellement un simple test moléculaire automatisé qui pourra être comparé d’un hôpital à
l’autre.
Ce test fournira beaucoup plus de précisions sur le type de tumeur, son degré d’agressivité et sur la biologie de la tumeur. En bout de ligne, l’objectif est d’arriver à établir un diagnostic le plus rapidement possible, puis le traitement approprié.
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