Le lancement très attendu d'un essai clinique visant à déterminer plus rapidement les nouveaux traitements les plus prometteurs contre les cancers du sein agressifs a été annoncé mercredi par le
gouvernement fédéral américain et cinq grandes firmes pharmaceutiques.
Cet essai appelé I-SPY 2, recourra à de nouveaux modèles d'études cliniques de pointe, utilisant des marqueurs génétiques ou biologiques provenant des tumeurs des malades pour rechercher
spécifiquement les traitements potentiellement les plus efficaces pour combattre leur cancer.
Cet essai premettra en outre de procéder à des esais de phases 3 moins longs et moins onéreux, d'éliminer pour certains cas les traitements qui ne seraient pas ou moins efficaces et déveloper de
nouveaux traitements.
De tels médicaments pourraient très nettement accroître la survie de patientes dont le type de tumeur mammaire ne répond pas aux traitements anti-cancéreux habituels, souligne le "Biomarkers
Consortium" dans un communiqué..
On attend avec impatience l'utilisation de marqueurs génétiques ou biologiques pour recevoir des traitements ciblés quand les tumeurs résistent aux traitements connus !
La cartographie de l’offre de soins hospitalière en cancérologie. Cette cartographie permet de consulter pour chaque région l’ensemble des établissements de santé qui ont reçu l’autorisation de
prendre en charge des patients pour les traitements de chimiothérapie, de chirurgie et de radiothérapie. Elle a été établie à partir des données transmises par les agences régionales de
l’hospitalisation (ARH) et fera l’objet de mises à jour réVgulièVoires.
L’Institut national du cancer (INCa) vient de mettre en ligne sur son site internet « Cancer Info », un espace d’information dédié aux personnes souffrant d’un cancer et à leur
entourage.
Cancer Info a pour but de fournir aux personnes atteintes d’un cancer toutes les informations dont elles peuvent avoir besoin sur leur maladie. Il est organisé selon quatre espaces : « les
cancers » ; « pendant les traitements » ; « après les traitements » ; « ressources pratiques ».
Ce colloque avait pouir thème :"soin autour du traitement" : luxe ou nécessité.
Sont abordés entre autre:
- les soins de supports
- La fatigue
- Mieux traiter la douleur
- Rompre la solitude
- Bénéfice de l'activité physique
- Angoisse, tristtesse et dépression......
Vous pouvez lire le document en entier, donné par Nanon ici
Vaccination contre la grippe A H1N1 des personnes traitées pour un
cancer
Les recommandations de l’INCa
Les personnes traitées pour un cancer font partie des personnes pour lesquelles la vaccination contre le virus de la grippe A H1N1 est fortement recommandée. Pour répondre aux nombreuses
interrogations de ces patients et des professionnels qui les prennent en charge, l’INCa, en accord avec le ministère de la santé et des sports, a émis des recommandations pour la vaccination de
ces personnes. Les fédérations hospitalières membres du GIP INCa (FHF, FNCLCC, FHP et FEHAP), ainsi que la Ligue nationale contre le cancer et l’ARC, s’associent à cette démarche d’information.
Les recommandations de l’INCa s’appuient sur celles émises par le Haut Conseil de santé publique et sur les directives du ministère de la santé et prennent en compte la situation des patients en
cours de traitement ainsi que certaines situations particulières (greffe, enfants). L’INCa rappelle l’intérêt pour les personnes « proches » des patients traités et pour les
professionnels de santé de contribuer à la protection des malades.
Document qui explique la formation des cellules cancéreuses et la transmission génétique par
le Dr Valérie Bonadona
Unité Clinique d’Oncologie Génétique
Centre Léon Bérard
Les gènes … à l’origine du cancer !
- Qu’est-ce qu’une prédisposition héréditaire au cancer ?
- Qu’attendre des tests génétiques ?
- un exemple : la prédisposition héréditaire au
cancer du sein et de l’ovaire
Un nouvel avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), réactualisant des recommandations émises au début du mois d'octobre, apporte des précisions sur le type de vaccin à utiliser en
fonction de la situation de la personne, sur le schéma vaccinal et sur les délais entre les chimiothérapies et la vaccination. 250 000 personnes sont traitées par chimiothérapie chaque année.
Recommandations INCa-SFSPM pour la prise en charge du cancer du sein in situ
L'INCa et la société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) publient des recommandations de prise en charge des cancers du sein in situ. Avec la généralisation du
dépistage, les cancers in situ représentent aujourd’hui 15 à 20% des cancers du sein et environ 25% des lésions infracliniques. Si ces cancers sont d’excellent pronostic, des récidives
invasives peuvent néanmoins survenir d’où l’importance d’une prise en charge initiale de qualité.
Ce palmarés publié par le Parisien a jugé sur quatre types cancers : digestifs, prostate, sein, orl.
3 étoiles c'est un pôle d'exellence, deux étoiles : très bons, un étoile : bon, Tous les établissements ne soignant pas tous les cancers, certaines cases sont laissées vides.
Les critère pris en compte sont ceux de l'INCA, plus l'expérience selon le volume d'activité pour un cancer donné et la capacité à produire des soins qui respectent les critères de qualité fixés
par la Haute autorité de santé (HAS) qui délivre les certifications.
La neutropénie est une baisse importante des globules blancs(dit aussi leucocytes) appelés polynucléaires neutrophiles dans le sang. Les globules blancs sont utiles pour détruire les microbes,
virus du corps.
Les valeurs normales moyennes des neutrophiles sont de 2000 à 7000/ mm3 .
Quand ce nombre chute en dessous de 1 500 on est en présence de neutropénie. Cette neutropénie devient « sévère » et dangereuse quand on descend en dessous de 500 et à moins de 300
les risques d’infections sont importants.
On parle de neutropénie fébrile quand la température du corps est supérieure ou égale à 38°
LE RISQUE INFECTIEUX
Pourquoi ?
Les globules blancs jouent un rôle important dans la lutte contre les infections. Quand leur nombre diminue on augmente le risque de développer une infection ou on n’arrive pas à combattre une
infection déclarée
Les périodes « critiques »
Au cours d'un traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie, le nombre de globules blancs peut chuter parfois à des taux très bas. La période critique appelé « nadir » se situe en
général entre le 8 et le 14ème jour après la chimio.
Comme en général nous sommes chez nous pendant cette période, il est important de contrôler régulièrement le taux de globules blancs et plus particulièrement . En cas de forte baisse il y a des
précautions à prendre.
Si le taux n’est pas remonté suffisamment pour la chimio suivante, l’oncologue peut repousser la cure
Il peut-être utile d’appeler son médecin quand les signes d’infections suivants apparaissent
fièvre ;
hypothermie ;
frissons ;
mal de gorge, toux, douleur auriculaire (otite), écoulement nasal, douleur à la palpation des sinus ;
maux de tête, confusion, raideur de nuque ;
essoufflement, difficulté respiratoire ;
éruption cutanée ;
chaleur, rougeur, douleurs localisées, en particulier en regard du port à cath ;
urines troubles ou avec présence de sang, difficulté à uriner ou douleur en urinant ;
écoulement vaginal ;
diarrhée.
Un seul signe suffit pour contacter votre médecin.
Lorsqu'après 48 heures de prise d'antibiotiques, les signes cliniques d'infection persistent, appelez votre médecin hospitalier (oncologue, neuro-oncologue, radiothérapeute).
Demandez l'avis de votre médecin avant un geste dentaire, une vaccination, ou pour toute prise de médicament qui pourrait masquer les signes d'infection (paracéramol, anti-inflammatoires).
Précautions à prendre en cas de neutropénie
Ne pas prendre, sans l'avis de votre médecin, de paracétamol ou d'ibuprofène en cas de neutropénie
associée à des signes d'infection car ces médicaments masquent la fièvre et ne permettent pas de surveiller l'efficacité des antibiotiques.
Faire vos prises de sang au rythme indiqué par votre médecin hospitalier. Celles-ci peuvent être plus
rapprochées que d'habitude.
En période de neutropénie, sortir de chez vous mais en évitant les lieux publics au moment de leur
fréquentation maximale (transports en commun et magasins aux heures de pointe).
En période de neutropénie et/ou d'infection, éviter les salles d'attente de laboratoires, de médecin
ou des urgences en raison du risque infectieux (pour vous et pour les autres patients). Faire vos prélèvements sanguins à domicile.
Lavez-vous les mains fréquemment, en particulier avant de cuisiner, de manger, après être allé aux
toilettes, vous être mouché, avoir éternué, toussé ou touché des animaux.
Utiliser des lingettes désinfectantes si vous ne pouvez facilement vous laver les mains.
Utiliser des lingettes désinfectantes dans les lieux publics si vous utilisez un téléphone public, un
distributeur de billets, etc.
Eviter de fréquenter des personnes infectées. En particulier, éviter d'approcher quelqu'un sujet à la
grippe, la rougeole et la varicelle. Ne pas approcher les enfants qui viennent d'être vaccinés avec un vaccin vivant atténué (polio, varicelle). Appeler votre médecin en cas de doute.
Essayer de ne pas vous couper ou vous blesser. Utiliser un rasoir électrique pour vous raser.
Surveillez la peau en regard de votre port à cath.
Maintenir une hygiène bucco-dentaire excellente en vous lavant les dents après
chaque repas et le soir au coucher. Utiliser des bains de bouche sans alcool.
Eviter d'aller chez le dentiste en dehors d'une urgence. Prévenez votre médecin hospitalier dans tous
les cas.
Prenez soin de votre peau. Désinfectez-la en cas de plaie ou de boutons (sans toucher, gratter ou
presser ceux-ci). Pour désinfecter, utilisez de l'eau chaude, du savon puis un désinfectant.
Se laver les mains après un contact avec un animal domestique. Essayer de ne pas être en contact
direct avec les déjections de celui-ci ou avec des cages d'oiseaux et des litières de chat.
Ne pas se faire vacciner sans l'avis de votre médecin.
Replacer rapidement dans le frigidaire tout aliment frais. Ne replacer aucun aliment décongelé dans le
congélateur.
Laver les aliments qui seront consommés crus (légumes et fruits). Eviter même d’en manger
En période de neutropénie, ne pas consommer de viande, poisson, crustacés ou œufs peu cuits ou
crus.
Hospitalisation
Une hospitalisation sera planifiée en urgence en cas de neutropénie fébrile si la fièvre persiste
au-delà de 48 h de prise d'antibiotiques.
Vous risquez de vous retrouver en chambre seule et les visiteurs seront soumlis à des règles d’asepsie
srictes Cette hospitalisation permettra de faire des prélèvements (urines, sang, etc.) en fonction des points d'appel clinique afin d'isoler le germe en cause. Les antibiotiques seront alors
adaptés au germe isolé et administrés par voie intraveineuse pour plus d'efficacité.
Si l'infection est mal contrôlée, un support par facteurs de croissance de type G-CSF
(Neupogen®, Granocyte®) sera associé au traitement antibiotique. Ces facteurs permettent à votre moelle osseuse de fabriquer plus rapidement des neutrophiles et de
passer le cap infectieux plus rapidement.
Lors de la prochaine cure de chimiothérapie, afin d'éviter que ne se reproduise une neutropénie fébrile,
votre oncologue pourra soit diminuer les doses de votre traitement, soit ajouter un support systématique par G-CSF (Neupogen®, Granocyte®, Neulasta®) pendant
l'intercure.
LES FACTEURS DE CROISSANCE MÉDULLAIRES
Les facteurs de croissance médullaires stimulent le développement et la maturation des globules blancs.
En augmentant la production des globules blancs, les facteurs de croissance peuvent réduire le risque de développer une infection. Ils peuvent aussi être utilisés pour réparer une aplasie
médullaire.
Ils peuvent vous êtes prescrits, dans plusieurs circonstances :
En prophylaxie primaire,cela sera le cas si votre chimiothérapie est intensifiée (doses plus fortes) ou densifiée (doses plus
rapprochées)
En prophylaxie secondaire, si le taux de vos globules blancs polynucléaires passe au-dessous d’un seuil critique ( 0,5 x 109/l),
au décours du traitement
A titre curatif,si vous présentez une neutropénie fébrile.
Les produits commercialisés en France sont les suivants
Le lénograstim (Granocyte™) est une molécule recombinante ( rHuGCSF) glycosylée comme la forme endogène
de GSF
Le filgrastim (Neupogen™) est le rHuGCSF qui n'est pas non glycosylé et les biosimilaires
RatiograstimTM et ZarzioTM.
Le pegfilgrastim (Neulasta™) est la forme pégylée du filgrastim et ne nécessite qu’une seule injection
par cycle de chimiothérapie.
Les G-CSF sont administrés par injection sous-cutanée tous les jours sauf le Neulesta™ qui ne requiert qu’une injection à la fin de la chimiothérapie et par cycle de chimiothérapie.
Le traitement débute le jour suivant la chimiothérapie et dure le temps nécessaire pour obtenir une augmentation des globules blancs. Vous pouvez faire
pratiquer l’injection par une infirmière ou vous pouvez faire l'injection vous-même, après avoir demandé à l’équipe soignante de vous apprendre la technique. Un membre de votre famille peut être
formé pour faire les injections à votre domicile.
Les effets secondaires possibles
Ils sont bien tolérés avec peu de réactions générales ou de réaction d'hypersensibilité. Cependant, il faut savoir que ces médicaments peuvent être à l’origine de douleurs osseuses, surtout en
période de réparation de la neutropénie qui s'atténuent avec le temps.
Si cela est votre cas, signalez le, votre médecin pourra, alors, vous prescrire des médicaments contre la douleur.
Si l'utilisation se fait sur de longues périodes, des ostéopénies (diminution de la masse osseuse) ont été décrites ce qui imposera la réalisation d'une densitométrie osseuse pour suivre son
évolution et décider d'éventuelles mesures correctrices
Le plan cancer 2009-2013 a été construit à partir du rapport du Pr Jean-Pierre Grünfeld. Il s'inscrit dans la continuité du précédent, il met en avant les acquis du plan précédent et propose
de nnouvelles voies, en particulier pour faire face à trois nouveaux défis :
une meilleure prise en compte des inégalités de santé pour assurer plus d'équité et d'efficacité dans l'ensemble des mesures de lutte contre les cancers
l'analyse et la prise en compte des facteurs individuels et environnementaux pour personnaliser la prise en charge avant, pendant et après la maladie
le renforcement du rôle du médecin traitant à tous les moments de la prise en charge pour permettre
notamment une meilleure vie pendant et après la maladie.
Les 6 mesures « phare »
AXE RECHERCHE
Mesure 1
Renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire.
Labelliser 5 sites de recherche pluridisciplinaire en cancérologie.
Sélectionnés sur une base compétitive, ces sites devront accélérer le transfert entre la recherche scientifique et les soins aux malades.
Augmenter de 50 % la participation des malades aux essais cliniques.
L’effort portera en priorité sur les populations les plus vulnérables, enfants, personnes âgées,
tumeurs rares et formes graves. Mesure 3
Caractériser les risques environnementaux et comportementaux.
Consacrer plus de 15 % du budget de recherche mobilisé par le Plan à l’analyse des risques environnementaux et comportementaux.
Contribuer au séquençage complet du génome des 5 cancers les plus fréquents.
Cet objectif s’inscrit dans le cadre de l’effort de collaboration mondiale sur le génome tumoral.
AXE OBSERVATION
Mesure 6
Produire et communiquer annuellement des informations sur le cancer et sur la cancérologie.
Produire chaque année une analyse de la répartition des cancers sur tout le territoire.
AXE PRÉVENTION - DÉPISTAGE
Mesure 14
Lutter contre les inégalités d’accès et de recours aux dépistages.
Augmenter de 15 % la participation de l’ensemble de la population aux dépistages organisés.
Cette augmentation devra être de 50 % dans les départements rencontrant le plus de difficultés.
AXE SOINS
Mesure 18
Personnaliser la prise en charge des malades et renforcer le rôle du médecin traitant.
Faire bénéficier 80 % des patients au moins d’un Programme Personnalisé de Soins.
Ce programme devra systématiquement impliquer le médecin traitant.
AXE VIVRE PENDANT ET APRÈS UN CANCER
Mesure 25
Développer une prise en charge sociale personnalisée et accompagner l’après cancer.
Faire bénéficier 50 % des patients au moins d’un Programme personnalisé de l’après cancer.
Ce programme prendra en compte les besoins individuels de surveillance médicale, de soutien
psychologique et social.
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